L'Épouvantable Lande de Ravenner

Dans cette lande maudite et sombre, deux écoles sont rivales depuis toujours... En tout temps, elle se défièrent, afin d'enfin savoir qui est la plus épouvantable... Que choisirez-vous ?
 
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 Mr K... dreams eater.

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Lysander Kenislas
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Lysander Kenislas

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MessageSujet: Mr K... dreams eater.   Mr K... dreams eater. Icon_minitimeDim 21 Mar - 21:05

    Nom : Kenislas

    Prénom : Lysander

    Âge : 30

    École : Scarwall

    Rang (élève ou professeur) : Directeur

    Race de l’élève/professeur : Mangeur de Rêve





    Histoire (min.5 lignes) :

    Un soleil couchant qui venait de se lever... Un début d’après midi... peut-être... Il faisait encore jour de toute manière... Un jour sombre et morne, accompagné d’une pauvre pluie accablée par la dure matinée qu’elle venait de passer... Pourquoi pleuvait-il déjà ? Pourquoi avait-elle choisit de s’abattre sur ce jour-ci en particulier ? J’écoutais la musique qu’elle jouait tristement, en frappant le sol jonché de graviers... C’était une percussion lugubre et faible, de longues cordes qui se trainaient sur la ville entière, frôlant le sol en petits battements brefs et graves... Mais pourquoi fallait-il qu’il pleuve aujourd’hui ? Pourquoi cette pluie glacée de petites gouttelettes désagréables ? La réponse me paraissait évidente... Il pleuvait... oui, il pleuvait parce qu’il y avait un enterrement... Tout le monde sait qu’on ne fait pas d’enterrements sans pluies... C’est comme le pain et le beurre... La pluie, les enterrements... on imagine mal un enterrement sans pluie, et une pluie est inutilement triste s’il n’y a pas d’enterrements... Et j’étais là, avec lui, dans le cimetière... J’étais là, et pourtant j’assistais de bien loin à l’enterrement de la jeune fille... Mes pensées accompagnaient la pluie, aussi dérangeantes que ces rudes intempéries... J’avais le visage de celui qui semblait assister à une scène d’un point de vue lointain... Un regard vide, où même les pupilles ne tremblaient plus... fixées vers un point, liées à ce dont elles ne semblaient plus vouloir se détacher... perdues, très profondément, dans une bourbe infâme de pensées à identité obscure... Qu’importe n’est-ce pas ? Je regardais sans voire, cette boîte noire que l’on semblait descendre... J’écoutais sans entendre, ces paroles d’adieux qu’un discours larmoyant proférait par la bouche de proches inconsolables... Quand je décidai de voire et d’entendre à nouveau, ce fut malheureusement pour croiser son regard... Il s’apprêtait à partir... Etait-il vraiment sans aucun respect ? Il dut lire le reproche dans mon regard, car ses yeux s’assombrirent de rancœur... Quant à moi, j’attendis la fin de l’enterrement pour partir à mon tour... Les proches tournèrent les talons un à un, après de derniers adieux douloureux à la défunte... Et je quittai les lieux à mon tour, comme j’étais venu, sans un mot, sans voire ni entendre vraiment personne...

    Ensuite, je rejoignis la ville des humains... ses maisons hautes, qui semblent vous écraser de leurs regards élevés... ses fenêtres noires, où des ombres s’affairent avec lassitude aux tâches quotidiennes... ses pavés trop carrés, trop bien rangés... Je longeai longtemps les rues, elles avaient la forme de longues boîtes fermées par un couvercle pesant de brumes et de reproches... Je marchais sans penser, sans me poser de questions, juste... comme ça, traînant avec mes pas, quelques idées noires... J’étais pourtant loin de m’imaginer que c’était aujourd’hui que j’allais la rencontrer... C’est étrange, comme parfois le pire jour de notre vie peut devenir le plus beau... Quand mon regard se délivra des courbes trop droites des pavés, il se posa sur l’écriteau d’une auberge... Il était peint en rouge, décoré avec des dessins de groseilles... « Chez Lucy »... Même ce titre m’inspira à entrer dans la petite bâtisse qui me semblait soudain moins grise et moins morne que le reste... Je poussai la porte, qui actionna au passage une petite cloche accrochée au battant... L’intérieur était tout aussi accueillant que l’extérieur... La décoration était joyeuse, essentiellement composée d’outils de cuisine en bois, décorés avec des rubans... La tapisserie représentait des groseilles ou des framboises... Les clients semblaient de bonne humeur, et riaient joyeusement autour d’un verre d’alcool ou même une tasse de thé... Je m’assis à une table, et quand la jeune aubergiste vint me servir, riant chaleureusement, je ne pus empêcher mes lèvres de s’étirer en un sourire à leur tour. Elle était habillée d’une robe de dentelles blanches et rouges, et portait serré à sa taille un tablier aux motifs de fruits des bois... Ses cheveux étaient blonds et noués derrière sa tête en une longue queue de cheval qui descendait en spirales soyeuses derrière son dos. Elle inspirait à quiconque la regardait, la bonne humeur et la joie de vivre... Et quand elle me servit mon thé en riant, je me pris à nouveau à sourire... Tandis qu’elle servait ses clients, parlant avec beaucoup d’énergie, je ne pouvais empêcher mes yeux de la suivre... Chacun de ses mouvements me parvenait, je buvais chacune de ses paroles qui survenaient parfois de l’autre bout de la pièce... Etait-ce possible pour une humaine d’être aussi belle ? Ses joues se coloraient en roses tandis qu’elle riait, et ses grands yeux bleus s’illuminaient à chacune de ses paroles...

    Depuis ce jour, je revins chaque soir à l’auberge “chez Lucy”, si bien que je finis par devenir un client habitué... Nous commençâmes ensuite à nous fréquenter et nous devînmes amis... Elle parlait longuement sans s’arrêter, de sa petite voix de souris enjouée... Moi, je me taisais, je l’écoutais, ne désirant rater aucune de ses précieuses paroles... Elle me raconta sa vie : elle avait grandi dans une famille pauvre et n’avait pas connu son père. Sa mère, du nom de Lucy également, économisa toute sa vie, dans le but d’un jour ouvrir une auberge... Cependant, quand elle eut enfin récolté assez d’argent que pour réaliser son rêve, l’âge avait marqué son visage, affaiblissant son corps et son esprit... elle était trop vielle à présent... Elle demanda donc à sa fille de tenir l’auberge à sa place. C’est comme ça que “Chez Lucy” ouvrit ses portes... La jeune fille servait, faisait les comptes, balayait, tandis que sa mère, trop vielle, s’assaillait dans un coin, regardant sa fille travailler, un sourire aux lèvres... L’auberge connut un grand succès, sans doute grâce à la joie de vivre et à la bonne humeur de la jeune Lucy, tandis que sa mère connut les plus belles années de sa vie. A présent, la mère de Lucy est décédée, mais elle continuait à garder le sourire, servant joyeusement les clients. Elle aimait son auberge autant qu’elle avait aimé sa mère. Pour elle, c’était toute sa vie.

    Un jour, lors d’une de ces longues discussion où elle était seule à parler, Lucy m’interrogea sur mon passé... Elle ne savait rien de moi, et même si elle n’avait jamais voulu paraître indiscrète, elle n’en était pas pour le moins curieuse... Je la regardai dans les yeux, ses yeux clairs et d’un bleus d’eau limpide... Comment aurais-je pu lui mentir ? Je décidai de lui dire la vérité, sans détours... Je lui racontai tout : les écoles monstruaires, Scarwall, Wolroof, comment mes études s’étaient passées sans trop d’encombre dans cette école où l’on apprenait à effrayer... Je lui racontai mon passé, lui expliquant qui j’étais : un mangeur de rêve. J’avais grandit dans une famille assez aisée, avec deux frères et une sœur... Je lui racontai tout cela, mais bien sûr, j’évitai de mentionner l’enterrement, et ce qui l’avait déclenché... Quand j’eus finis mon récit, un silence se fit... Après ces quelques secondes muettes, elle se mit à rire. Elle ne me croyait pas. Je souris à mon tour, comme à chaque fois que son rire enjoué se faisait entendre. Je lui expliquai que tout était vrai, que je n’avais rien inventé. Elle plongea ses yeux dans les miens, et cessa de sourire, une moue étonnée se peignit sur son visage. Elle me croyait à présent. Le silence se brisa tout d’un coup, quand elle recommença à rire. Elle me croyait, et elle m’acceptait tel que j’étais... Tandis qu’elle riait de bon cœur, et que j’accompagnais ses éclats de rires avec les miens, plus graves et plus rauques... tandis que je la voyais, l’entendais et la sentais près de moi, je compris quelque chose d’essentiel... Quelque chose que je savais depuis longtemps, mais qu’il ne m’était jamais venu à l’esprit de formuler même en pensée. Tout en riant, je lui avouai mon amour pour elle, sans m’en rendre compte...

    -Je t’aime...

    Ces trois mots eurent le don de couper court à nos éclats de rire à nouveau... Je me sentis soudain vraiment stupide... Elle était belle, avec la joie de vivre et une énergie impressionnante... Moi, j’avais sans cesse l’air fatigué, je ressemblais à une véritable loque humaine... Le silence ce fit éloquent, et je compris qu’elle ne pouvait m’aimer... Je tournai donc les talons, sans un mot de plus... Pourtant elle cria mon prénom, et j’entendis ses pas précipités me rejoindre. Quand je me retournai, elle était déjà derrière moi, et je n’eus pas le temps de prononcer la moindre parole, que déjà elle s’était mise sur la pointe des pieds pour m’embrasser.

    Trois mois plus tard, nous nous marrions. Ce fut un mariage assez discret, sans grands moyens, et les invités ne furent pas très nombreux... Cependant, ce fut un mariage très joyeux, à l’image de Lucy... Un an plus tard, Lucy accoucha d’une petite fille, elle se nomma Erin, et était le portrait craché de sa mère... Les risques qu’elle devienne comme moi étaient nombreux, cependant, elle avait tout d’une humaine... Tandis qu’elle grandissait, nous remarquâmes malheureusement que notre fille était épileptique, mais cela n’altéra pas pour autant la gaieté de notre ménage. Nous fîmes plus attention à lui éviter de trop grands chocs émotionnels, afin d’échapper à toute crise... J’oubliai presque les évènements des quelques années précédentes. Quand j’étais en présence de ma femme et de ma fille, je me sentais presque humain... Il n’y avait vraiment plus que les nuits pour me rappeler ma véritable nature... Tandis que Lucy dormait seule, je passais mes nuits à lire dans le bureau... Quand j’en avais assez de lire, j’allais errer dans les rues, en de longues promenades nocturnes dont l’ambiance lugubre et sombre me rappelait mes origines. Cependant, j’avais besoin de me nourrir, comme tout être vivant... or, tout le monde sait que c’est de songes que se nourrissent les mangeurs de rêves... Bien souvent, je profitais du sommeil d’un clochard pour m’introduire dans ses rêves et les transformer en cauchemar... Cependant, cette vie trop heureuse, trop normale pour quelqu’un comme moi... ne put se poursuivre éternellement... On ne peut pas effacer qui l’on est, ni son passé d’ailleurs... Quand on tente de contredire sa nature, il vient toujours un moment où celle-ci vient frapper à notre porte, pour réclamer son dût... J’aurais dû me douter que je n’aurais pu vivre normalement après tout cela... Il s’était passé quelque chose de terrible, et je n’avais plus le droit d’être heureux à présent... j’aurais du me douter de cette fatalité ironique que je m’étais imbécilement convaincu d’oublier...

    Ce moment fataliste, il me donna rendez-vous une nuit, aussi blanche que toutes les autres... Les ombres avaient déjà tout envahi de ce qu’était l’agréable logis familial... Les éléments de décoration, choisis avec soin par Lucy, n’était déjà plus que silhouettes difformes, crucifiées au mur de papier peint rouge et blanc, dont seul les défauts apparaissaient sous l’éminente obscurité. Les meubles n’étaient que des masses lugubres et semblaient abriter de terribles monstres, qui laissaient volontiers sortir d'entre les mâchoires des tiroirs une patte griffue, ou tout simplement une chaussette sale... Je regardai le reflet de mon visage éreinté dans la fenêtre du bureau, mes cernes étaient accentuées par la lumière du lampadaire, qui se laissait vaguement distinguée à traves l’obscurité de la vitre... Mon visage me semblait plus grave et plus blafard encore qu’à l’accoutumée, j’avais un air inhumain et effrayant... digne de ces êtres sadiques et vils, qui ressemblent à des humains et se donnent rendez-vous dans les songes des enfants... Ma nature appelait à ce que j’accomplisse ce pour quoi j’étais fait... J’enfilai mon manteau, prêt à sortir à la recherche d’un clochard assoupi... Cependant, tandis que je passai devant la chambre de la petite Erin, je remarquai que de la lumière filtrait sous le chambranle de sa porte, elle avait dû oublier d’éteindre sa chandelle avant de se mettre au lit... Je poussai doucement la porte qui émit un faible grincement... Erin était paisiblement assoupie... Sa tête était posée sur son oreiller, et elle tenait dans ses bras une poupée de chiffon, qui avait appartenu à sa mère avant elle et qui avait été rapiécée à de nombreux endroits... La chandelle, posée sur le bord de la table de nuit, brûlait mollement en émettant une faible lueur jaunâtre... Elle éclairait le visage encadré de boucles blondes de la fillette endormie... La scène avait quelque chose d’apaisant, et mon visage, qui était resté grave et tendu jusqu’alors s’adoucit peu à peu... Je tirai un tabouret, posé dans un coin de la pièce. Les lèvres d’Erin soufflèrent quelques paroles incompréhensibles, qu’elle devait sans doute avoir prononcées dans son rêve, elle souriait légèrement, à son père qu’elle ne pouvait apercevoir. Je lui rendis son sourire, attendri par la douceur qui émanait de sa toute petite personne... En la regardant, si paisible dans son sommeil précieux, j’eus envie de m’endormir à mon tour... J’avais besoin de sommeil... Il y a des fois ou la nature est plus forte que la raison... J’avais besoin de sommeil, et ma nature réclamait à ce que je le lui vole, à elle, ma propre fille... Je n’eus pas la force de résister, et sans m’en rendre compte, je fermai les yeux... Il ne me fallut que quelques secondes pour m’introduire délibérément dans son rêve... Quelques secondes, qui semblèrent être une chute dans un gouffre de pénombres sans fond...

    Il faisait jour... Le soleil brillait et filtrait gaiement au travers des vitres de Chez Lucy... Erin était seule dans la petite auberge, et jouait à la poupée sur une des tables... Elle prononçait quelques paroles, que seulement elle et sa poupée étaient destinées à entendre... Sa mère la rejoignit, riant joyeusement, lui apportant un chocolat chaud avec des biscuits... Mais soudain, un fracas assourdissant retentit dans la pièce d’à côté... Une moue inquiète se peignit sur le visage de sa mère, qui repartit vers la provenance du bruit... Dés qu’Erin se retrouva seule dans la pièce, une pénombre ambiante recouvrit la fade chaleur de la salle... Erin voulut prendre un biscuit, mais elle remarqua aussitôt que d’horribles cafards avaient pris la place des délicieuses confiseries qui se trouvaient là quelques instants plus tôt... Erin laissa échapper un cri de surprise, et recula d’un pas en arrière, laissant tomber sa poupée... Le jouet de chiffon se brisa, avec le bruit de vaisselle que l’on jette sur le sol avant de la piétiner... Des insectes en sortirent par centaines, rampant sur les murs, sur les meubles ainsi que sur Erin elle-même... Elle hurla plus fort, d’un cri inhumain et suraigu qui eut pour effet de briser toutes les fenêtres de la petite pièce... Les insectes dévoraient tout : les tapisseries, les meubles... tandis qu’Erin dansait pour se débarrasser des centaines d’insectes qui lui montaient dessus... Quand les horribles bêtes s’en allèrent, la pièce était méconnaissable... Les tapisseries étaient noires et déchirées, et ressemblaient, à ce qui dans l’imagination d’une enfant, était des monstres, des squelettes ou des démons... Tous les meubles avaient disparus... Il ne restait plus qu’une chaise à bascule, dont le bois semblait être taillé dans des os humains... Elle grinçait horriblement, comme une machine à moudre une matière irréelle et dure... Dans le reste de la pièce, un silence profond et entêtant s’était installé... Erin ressentit le besoin de s’approcher de la chaise... Elle avança d’un pas timide vers l’unique meuble de la salle... Quand elle se trouva à un cheveu du terrible engin, elle posa ses fins doigts sur son bois rugueux... Cependant, à peine l’eut-elle frôlée de sa petite main d’enfant, que la chaise se retourna d’un coup, comme implantée sur un plateau pivotant... Elle hurla en découvrant ce qui était assis dessus... Elle y découvrit son père, sous forme d’un pantin de bois désarticulé, à la bouche béante et aux yeux vides... Ce monstre mécanique se leva brutalement, pour s’avancer vers la pauvre fillette qui recula précipitamment... Elle tomba en arrière, continuant à reculer, même assise sur le sol glacé... Le pantin riait d’un rire froid, aigu, et qui semblait être triomphant... Il souleva son chapeau, pour en sortir une hache, à la lame terriblement tranchante et déjà recouverte de sang... Il l’abattit sur la fillette, qui l’évita de justesse... La lame vint heurter le sol, tandis que l’effroyable être de bois ricana de plus belle... Le sol s’ouvrit en deux et Erin ainsi que le pantin, tombèrent dans un gouffre glacé et qui paraissait sans fond... Ils heurtèrent tout deux le sol violement, le pantin se brisa et Erin tomba sur le dos, tandis qu’une douleur irréelle lui vrilla tout le corps... Elle se trouvait à présent dans un très long couloir recouvert d’une pénombre écrasante... Elle continua à se traîner sur le sol, suivit du buste du patin qui continuait à la poursuivre, marquant le sol dallé de blanc et de noir, de longues marques de griffes monstrueuses... Il souriait et riait toujours de plus belle, la hache à la main, dans une folie atroce et démente... Erin ne parvenait plus à avancer, son corps semblait se pétrifier à son tour... Elle regarda ses doigts, sur lesquels des rainures et des nœuds de bois se dessinaient peu à peu... Elle ne savait plus bouger d’un pouce, et toujours le pantin s’approchait d’elle... Soudain, à un mètre seulement de son corps de bois, Erin aperçut quelque chose tomber avec un bruit mou sur le sol à son tour... La chose en question était un corps encore humain, et se désarticula en une marre de sang... Elle y reconnut le corps de sa mère, au doux visage pétrifié d’effroi... Erin hurla, d’un cri terriblement long et aigu, et tout se mit à trembler, tandis qu’un flot d’images lui vinrent en pensée... Elle cria sans s’arrêter... Elle cria et se réveilla en même temps que moi...

    Lucy entendit le hurlement de sa fille dans la chambre d’à côté, et apparut d’un coup dans la faible lueur de la porte entrouverte... Je me réveillai en même temps qu’Erin, pour apercevoir qu’elle faisait déjà une crise d’épilepsie... Ma femme se précipita aux côtés d’Erin, en criant son prénom. Elle avait déjà les larmes aux yeux, et un visage aussi blanc qu’un ciel d’hiver avant les chutes de neige... Elle ne cessait de répéter le prénom de sa fille, entrecoupé par des sanglots effrayés... Elle se tourna vers moi, en me hurlant d’une voix rendue aigue par l’effroi, qu’est-ce que j’avais fait... Je devins aussi blanc que Lucy, en me rendant compte de l’acte terrible que je venais de commettre... Lucy était défigurée par la peur, tandis que le petit corps d’Erin s’agitait de soubresauts... Toutes les deux... d’habitude si joyeuses... elles semblaient dans un état pitoyable, dû à l’épouvante que je leur avais coûté... Je me penchai sur ma fille, aussi angoissé que ma femme... Mais cette dernière me repoussa violement, me hurlant de m’en aller... que je n’étais qu’un monstre...

    Je lui jetai un dernier regard désolé, sans parvenir à prononcé une seule parole... Je restais pétrifié devant l’horrible scène qui se produisait devant mes yeux... si bien que ma femme dut me répéter de partir, hurlant d’une voix horriblement aigüe, et brisée par la peur que j’avais moi-même commise... Elle se releva et me repoussa vers la porte... Je ne me fis pas prier une fois supplémentaire... Je savais qu’elle avait raison... ceux qui étaient comme moi, et les humains... nous n’avions pas à nous fréquenter... J’étais un monstre, oui, cela était évident... Il suffisait de voire ce que j’avais fait à ma propre fille... Je dévalai les escaliers à toute vitesse, les images du rêves d’Erin que j’avais moi-même changé en cauchemar se perpétuaient dans ma tête... J’eus beau courir dans la fraîcheur glacée des rues noires, je ne parvenais pas à m’enlever de la tête l’expression que ma femme avait eue en découvrant le corps d’Erin, en proie à une terrible crise d’épilepsie... J’étais un monstre, elle avait raison... Ce fut le dernier souvenir qu’il me resta d’elle, tétanisée, apeurée à en devenir folle... par ma faute... ce fut la dernière fois que je la vis... Les terribles masses noires des bâtiments défilaient derrière moi, se succédant chacun avec plus d’éminence et de murmures glauques, me regardant chacun avec plus de reproches et de haines que jamais cette ville que j’avais aimé n’en avait eues à mon égard...

    Le soir même, je me rendis à Scarwall... c’était vraiment le seul endroit où il me restait d’aller... Quand j’arrivai devant la sombre bâtisse, l’image de ma femme et de ma fille ne m’avait toujours pas quittée... Je rencontrai le directeur, lui suppliant de me prendre comme enseignant... mais au lieu de cela, il me proposa le poste de directeur... Je ne compris pas ce qui le poussa à m’offrir sa place, d’autant plus qu’il savait ce que j’avais commis... il y avait quelques années plus tôt... J’acceptai sans plus de réflexion, tout ce qu’il me fallait à présent, c’était me tuer à la tâche... Je voulais travailler jour et nuit, pour ne plus penser... Ce post me convenait, tant qu’il me donnait toujours plus de travail à remplir... J’acceptai, et c’est comme ça que je me retrouve à présent à la tête du sombre et effrayant manoir de Scarwall...


    _______________________________________________________________________






    Caractère : Très calme, très sérieux, il ne prononce jamais un seul mot pour rien, chaque phrase doit être réfléchie à l’avance, ce qui explique pourquoi il met souvent du temps avant de répondre à une question. Il travaille tout le temps, jour et nuit, ce qui fait de lui un très bon directeur, quand son école ne lui donne plus de travail, il s’en invente et se met alors à recopier des livres, à lire et à étudier... Il est très poli et aimable, et n’hésite pas à sourire, mais plus par politesse que par réelle joie. On dirait que son boulot est tout ce qu’il a dans sa vie, car il ne fait jamais rien pour se distraire... Il est en générale apprécié par les élèves car il ne s’énerve pour ainsi dire jamais... même si ceux-ci aiment bien un peu rigoler de lui, de ses manières un peu coincées, de sa façon de s’acharner à travailler tout le temps... Le domaine du travail est le domaine dans lequel il réussit le mieux.

    Physique (min.3 lignes) : Il est très grand et maigre, avec des cheveux gris foncés qui lui encadrent le visage de mèche mortellement lisses. Il ne s’habille jamais avec une autre couleur que le gris, et porte souvent un costume. Il se tient toujours très droit, ce qui le fait paraître encore plus grand et plus mince. Il est pâle avec des cernes fortement creusées en dessous de ces yeux. Son visage est souvent crispé et grave, mais il lui arrive cependant de sourire par amabilité. Quand il marche, il est très silencieux, si bien que l’on ne l’entend pas toujours venir. On le compare souvent à un épouvantail ou à une loque humaine, en raison de ces costumes prestigieux rapiécés un peu partout ou même parfois déchiré, et de ses cheveux jamais vraiment bien coiffés...



    Comment avez-vous connu le forum? Heu... j’ai oublié =)
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Dernière édition par Lysander Kenislas le Mar 23 Mar - 0:08, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Mr K... dreams eater.   Mr K... dreams eater. Icon_minitimeDim 21 Mar - 21:09

Bienvenu cher Admin XD!!! Je nais pas eu le temp de lire ton histoire car pour l'instemp je nais pas le temp désolé... Mais par contre je vais la lire prochainnement et je vais t'en reparler^^! En pensant j'aime bien ton perso^^.
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MessageSujet: Re: Mr K... dreams eater.   Mr K... dreams eater. Icon_minitimeDim 21 Mar - 21:42

Merci Iroey =)

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MessageSujet: Re: Mr K... dreams eater.   Mr K... dreams eater. Icon_minitimeLun 22 Mar - 21:35

Waw, j'adore *.* Quelle longueur, et quelle qualité, je suis impressionnée ! C'est vraiment hyper bien écrit, j'étais tout de suite plongée dedans, comme dans un vrai livre =D

Bon.... après réflexion, je veux bien te valider... ah zut, tu l'étais déjà X3

J'ai envie de poster avec Lyslys maintenant =p J'adore ^.^

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MessageSujet: Re: Mr K... dreams eater.   Mr K... dreams eater. Icon_minitimeLun 22 Mar - 21:59

Merci ma Irwinounette ^o^

Moi aussi j'ai envie de poster avec toi =3 A condition que ce soit toi qui poste en première xD


Et merci de me valider huhu

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